• HOT SPRING / Source d'eau chaude

    Nous travaillons pas mal depuis presque 2 mois maintenant. Bientôt la liberté, le retour aux réveils sur une plage magnifique et aux ballades enivrantes.

    Fatigué, il faut l’avouer, il y a une quinzaine de jours nous avons demandé pour la 1ère fois à avoir 2 jours de repos d’affilée, histoire de faire un break.

    Au programme, une journée de relaxation totale, d’immersion dans le calme et la tranquillité que peut offrir ce pays. 2H de route, des graviers, un chemin défoncé, un torrent traversé avec Kiwigo mais à l’arrivée que du bonheur.

    Imaginez une rivière se déversant au milieu d’une vallée boisée et perdue, imaginez une source d’eau chaude naturelle dévalant la paroi rocheuse, imaginez 2 petits bassins en libre service rien que pour nous, pour plus de 5H et enfin imaginez un pique-nique, une bonne bière et un bon film, tout cela en étant assis dans une eau bien chaude…

    Vous avais-je parlé de bonheur ?

     Nos mains et nos ongles étaient à nouveau propres, notre dos a pu se reposer et notre moral requinqué pour plusieurs jours.

    Pour la partie technique, sachez que nous nous sommes donc prélassés dans une source d’eau chaude naturelle. Cette eau provient du fait qu’il pleut beaucoup dans ce coin. L’eau qui ne s’écoule pas dans les rivières, serpente aux milieux des roches, récoltant sur son passage des minéraux. Réchauffée par la chaleur de la terre et l’éventuelle proximité d’une activité géothermale, l’eau peut finir par jaillir au milieu d’une faille, toujours bien chaude à souhait. Si ces eaux thermales ont été utilisées depuis des siècles pour cuisiner, guérir ou comme source de pouvoir, dans ce cas précis, elles nous auront servit à nous baigner et à nous relaxer, ce n’est pas si mal.

    CAPE KIDNAPPERS et les fous de bassan

    Le jour suivant et après une nuit passée en bord de mer, ce qui nous manquait il faut l’avouer, nous avons rechaussé nos chaussures de rando et marché sur une plage pendant 2H, en contrebas d’une magnifique falaise aux teintes claires, presque blanches. Nous avons fait cela pour aller observer la plusse grosse colonie de fou de bassan de NZ. Vous vous rappelez, on vous les avait déjà montré.

     Ici en NZ, c’est le modèle australasien que l’on peut observer, membre de la famille des cormorans et des pélicans). On peut trouver certains de leurs cousins en atlantique et au sud de l’Afrique. Ce sont plus de 6000 couples d’oiseaux qui vivent là une bonne partie de l’année.

    Nous étions en compagnie de Ralf, un allemand, ami de Neila, elle aussi allemande et qui travaille avec nous. Il était là pour une semaine, avec elle et il s’est donc joint à nous pour cette balade.

    La 1ère étape, après 1H30, nous a mené aux premiers rassemblements de ces chers gannets (version anglaise de fou de bassan). Tel un poste avancé, une petite dizaine d’oiseaux nichaient sur un rocher, quelques centaines de mètres avant la 1ère grosse colonie. Là, rassemblés en 3 endroits différents, nous avons pu les observer de près, en contrebas de la falaise sur laquelle ils avaient construit leurs nids. Paisibles, la plupart couvent tranquillement tandis que d’autres s’envolent chercher la nourriture ou de quoi rafistoler le nid familial. Sachez messieurs-dames que ce sont principalement les males qui vont chercher de quoi construire le nid et la nourriture pour la famille. Le reste du temps, ils partagent équitablement la tache d’incubation des œufs.  Entre 2, ils n’hésitent pas à se courtiser et à se séduire en allongeant leur cou vers le haut et en se frottant têtes et cous dans un cacophonie amoureuse. Certains, en solitaire, bougent sans cesse leur nid, fourrent leur bec sous leurs ailes tout ça pour faire les beaux, tous seuls, pour eux-mêmes. Enfin, c’est aussi la période des tensions, des querelles amoureuses lorsqu’une femelle s’approche trop d’un mâle dont le cœur est déjà destiné à une autre.

    Pouvant vivre jusqu’à 33 ans, l’espérance de vie moyenne est d’environ 20-24 ans. Pour connaitre leur âge, les scientifiques se servent des petites bandes visibles sur leurs pattes. Ce sont de beaux oiseaux, très majestueux, capables de planer de longues secondes en déployant leur envergure de 2m et ils sont tous aussi impressionnants d’agilité lorsqu’ils s’élancent de la falaise de 30m de hauteur pour aller plonger dans la mer à la vitesse de 140km/h et ce jusqu’à 8m de profondeur. Alors sous l’eau, ils nagent sous les poissons, les attrapent pour les emporter à la surface, le tout en quelques secondes.

    Nous ne les aurons pas vraiment observé faire de telles prouesses, seulement à rester le derrière bien planté dans leur cercle d’herbes, de paille et autres trouvailles. C’était en effet la période d’incubation des nids et nous avons donc pu apercevoir quelques œufs lorsqu’un popotin, trop endolori, avait besoin de se secouer.

    Pas de bébés en vue, pas encore, d’ici quelques semaines. Mais nous savons que ces chers poussins mangent un peu à la demande même si cela reste essentiellement à l’aube du jour et au coucher du soleil. Cela oblige le papa à s’éloigner presque 15H du nid pour attraper tous les poissons pour leur progéniture (hareng, sardine, maquereau, calmar…).

    Après 15 semaines passées dans la colonie, durant lesquelles ils évoluent beaucoup en apparence (nu et noir au début, blanc et pelucheux après 1 mois, gris tacheté à 3 mois et passant de 60gr à la naissance à 3Kg), ils partiront pour leur 1er grand vol initiatique. Vous vous souvenez, vers l’Australie ! Vous saurez surement navrés d’apprendre que 70 à 80% d’entre eux mourront d’ici à 3 ans, âge auquel ils reviennent ici perpétuer le cercle de la vie.

    C’est donc avec beaucoup de tendresse que nous avons observé de très très près les oiseaux du plus gros rassemblement du coin, à l’extrémité des falaises et après 2H de marche. Ils peuvent fièrement nicher, dans l’espoir de donner la vie, après avoir prouvé à mère nature qu’ils avaient été plus forts qu’elle.

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    ATTENTION, pour voir les photos de ces 2 journées, cliquez ici pour accéder à l'album photos.


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  • Les oiseaux chantent, le soleil brille de mille feux et les aisselles sentent la transpiration… c’est l’été, donc c’est bientôt Noel bien sûr ! Logique !

    Il est temps pour Kiwigo d’être relooké et ornementé de décorations. NZ ou pas, été ou pas, nous sommes déterminés à fêter la naissance du petit Jésus dans les règles de l’art. Notre chère maison pour cette année mérite bien un peu de nouveauté et d’attention de notre part… tout le monde nous l’envie ce cher Kiwigo !

    Direction « The Warehouse », la chaine de magasins où on trouve de tout, bon marché, souvent en provenance d’Asie ! L’avantage pour nous : la possibilité de nous fournir en décorations de Noel bon marché.

    Sapin, guirlandes, étoile, boules, chaussette géante, cannes à sucre, mini cadeaux, calendriers de l’avent et des flocons de neige autocollants… la totale ! Sans oublier les 2 petits papa Noel envoyés par la sœur et la maman d’Aurélie. Fallait bien ça pour commémorer cet heureux événement que nous ne pourrons malheureusement pas partager avec notre famille cette année.

    Tout ceci trône au milieu des photos de famille et d’amis pour les futurs moments à venir, où fiers de notre nouvel intérieur, après une dure journée de labeur, nous lèverons les yeux vers vous tous scotchés sur le mur pour nous dire : « Merci petit Jésus de nous avoir offert tous ces proches que nous aimons, ce sera notre cadeau pour ce Noel 2010 au pays des Kiwis ».


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  • Quelques petites nouvelles juste pour raconter notre dernière semaine et pour vous prouver qu’on n’arrête pas.

    Le lundi a été normal, 10H de boulot (entendre par là qu’ici, c’est comme ça tous les jours), soirée allongée car le lendemain nous étions en repos (utilisé pour un petit nettoyage de printemps de Kiwigo).

    Le mercredi, 10H encore, avant de filer vers la ville, retrouver Thibault et Amélie, un couple de français de la réunion que l’on avait rencontré le jour de la plongée sous-marine. Nous nous étions revus 1 ou 2 fois dans les jours qui avaient suivis et ils avaient continué leur route, vers l’ile du sud car ils n’étaient là que pour 3 mois, en lune de miel. Toujours est-il que sur le chemin du retour vers Auckland pour prendre l’avion, ils ont fait un détour pour venir nous voir. Nous avons partagé la soirée autour d’une pizza dans un restau italien qu’un local nous a recommandé et ensuite nous sommes allés nous prélasser 2H dans l’Océan SPA de Napier, très réputé car pour seulement 4€ et quelques, on a un accès illimité à plusieurs bassins d’eau chauffée à plus de 30°, en extérieur, avec vue sur la mer. Relaxant ! Ils nous ont raccompagnés avec leur van à notre campement avant de partir vers d’autres cieux le lendemain matin. Merci à eux d’être venus nous voir. Couchés vers 23H.

     

    Jeudi levés à 6H15, nous avons eu droit à une nouvelle journée chargée, avec la collecte des nectarines toute la journée, sous la chaleur, avec plusieurs kilos de fruits dans la besace chargée sur les épaules… ensuite, nous tenions à assister à la pièce de théâtre de Turi et Tara. Ce sont 2 jeunes kiwis, de 18 ans qui travaillent ici les weekends. Nous nous entendons très bien avec eux, et étant les 1ers à être arrivés ici parmi tous les travailleurs saisonniers, nous avons passé beaucoup de temps ensemble et maintenant Max joue même au volley  et au squash avec lui de temps en temps. Ils finissent le lycée à la fin de la semaine et leur système étant un peu similaire aux US, ils n’ont pas de bac à passer, ils font donc ce genre de choses en fin d’année. Bref, toujours est-il que nous voulions les voir et même si nous n’avons pas compris grand-chose à cette pièce galloise (tout le monde prenait l’accent et c’était du vieil anglais et parfois du gallois), les acteurs étaient très bons et nous avons quand même passé un très bon moment. Couchés vers 22H30.

    Vendredi levés à 5H45, après une journée « normale » de boulot, nous avons fêté l’anniversaire de Neila, notre coloc’ allemande. Nous nous sommes vite retrouvés isolés au milieu des 8 allemands (que voulez-vous, ils sont partout) mais avons quand même apprécié ce barbecue chaleureux et surtout les bières ! Ben oui, il fait chaud ici ! Couchés vers 23H30.

    Samedi levés à 6H15, alors que nous pensions avoir finit notre journée vers 17H, le boss a soudainement voulu nettoyer de fond en comble, tout ranger et préparer les dizaines de kilos de fraises, de nectarines ou d’abricots pour le marché du lendemain où il va chaque samedi. Journée terminée à 20H, couchés vers 23H et.

    La dimanche, levés à 6H15 car il n’est pas salutaire pour nous autre ici, on les bosse tous les dimanches et c’est souvent le jour le plus chargé au magasin donc beaucoup de boulot… Cette fois on finira raisonnablement notre journée à 18H, nous primes le temps de boire une bonne bière avec Neila, Tina et Eric et au lit…

    C’était la petite histoire d’une bonne semaine, bien remplie, fatigante mais aussi avec de bons moments, du plaisir et du bonheur.


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  • Cela fait plus d’un mois maintenant que nous travaillons de façon acharnée, 6 jours sur 7, 10H par jour ou presque. Les économies commencent à s’engendrer.

    Nous travaillons dur et le plus sérieusement possible, on y tient. Du coup, nous avons la chance d’avoir la confiance du Boss des lieux, Russel, 42 ans et à la tête de centaines d’hectares de vergers. Sa spécialité, les fruits à noyaux : nectarines, pèches, abricots… Les fraises que nous ramassons chaque matin ne sont qu’une goute d’eau dans son océan, pour pimenter les bénéfices du magasin.

    Son magasin en bord de route n’a que quelques années alors qu’il dirige tout ce business depuis un bon moment. Nous, nous travaillons au verger de Bay View, de taille modeste mais qui a l’avantage de regrouper une multitude de fruits et légumes : fraises, nectarines, pèches, poires, abricots, patates, tomates, pommes… C’est surtout pour fournir le magasin, le reste de ses productions sont pour les supermarchés ou pour l’export, surtout l’Asie. Cela ne l’empêche pas de se fournir auprès d’autres producteurs locaux, surtout en légumes, pour le magasin.

    Le magasin est ouvert tous les jours, de 9H à 17H. Aurélie y travaille un jour sur deux en moyenne, peut-être plus. Le reste du temps, elle accompagne max dehors. Vous aurez bientôt une vidéo exclusive de la kiwi-réalité sur tous nos petits boulots ici.

    Bien seuls au début, nous avons vu débarquer pas mal de personnes ces derniers temps, car la saison forte commence et le boulot, et bien y’en a pour tout le monde ! Nous vivons en harmonie avec 3 allemands, Tina et Eric, de l’Est allemand et de Neila, de Stuggart, tout près de Ludwigsburg pour une certaine petite blondinette de Paris qui comprendra… Nous nous entendons à merveille et partageons même des repas ensemble le soir parfois.

    D’autres fois (bon 1 fois pour l’instant), nous sommes conviés par Russel lui-même, à son domicile. Il vit actuellement en colocation avec Mague, une sexagénaire raffinée, gentille et admirative d’Aurélie depuis qu’elle l’a vu plusieurs fois au magasin et Dave rencontré pour la 1ère fois. En effet, Russel s’est récemment séparé de sa compagne et un peu à la mode anglaise, ici, ben 40 ans ou non, quand on est seul, on se met en coloc.

    Bref, tout ça pour dire qu’il nous a gentiment invité à diner afin de déguster un délicieux repas : langouste (1 par personne alors que nous étions 5), salade, avocats, brocolis, patates, vin rouge NZ et fraises sur lit de glace à la vanille en dessert.

    Vous vous demandez s’il est milliardaire, si ça rapporte autant les vergers en NZ ? Ben pas du tout, il a juste été pécher avec des amis d’école le matin même et a du partager les 27 langoustes avec ses amis. Ce n’est pas dommage pour nous !

    Un vrai repas de riches, partagé avec des gens bien agréables et avec REM en fond dont Russel apprécie particulièrement la musique. Nous avons évoqué la pèche, le boulot, la France, les différences culturelles.

    Que demande le peuple ?


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  • Avant le commencement, il y avait seulement Io, Io-le-sans-parents, Io-le-sans-fin, Io-le-sans-durée, Io-le-sans-limites. Il bougea et le grand néant était né. Ce néant se suivit et chercha dans les courants tourbillonnants. Il trouva le cœur et s’enflamma. Il pensa comme le fait un esprit. Et désira comme le fait un rêve. Il prit forme et respira. Et en 1 seconde, il s’écoula un million d’années, il se multiplia et grandit. Pour devenir une ombre, le noir total. La nuit. Une nuit de gestation. Une nuit pour supporter les anciens.

    Il y avait Ranginui, le mâle virile, lié au ciel et actif. Il y avait Papatuanaku, la femelle, liée à la terre et passive. Ils respirèrent tous les 2 comme des amoureux et dans la nuit-sans-fin, naquirent 70 fils, puissants. Il y avait Whiro-le-dominant dont la colère était comme une hache sur un arbre et Tawhiri-des-éléments dont la respiration devint le vent. Il y avait Tangaroa-des-mers, dont les vagues incessantes ont ciselé la terre. Il y avait Tu-au-visage-rouge dont la main a fait connaitre la guerre à l’humanité et Turongo-le-doux qui posa les bases de la paix. Il y avait Haumia-l’abondant qui était le seigneur des fruits de la terre et Ruaumoko-le-dernier-né dont le moindre petit mouvement pouvait créer des tremblements de terre. Pour finir, il y avait Tane-le-réfléchi dont les actions et exploits pouvaient créer le monde de toute part.

    Ce fut Tane qui sépara ses parents pour produire le ciel en haut et la terre en bas. Et quand les larmes de chagrin de ses parents remplirent le monde, il retourna sa mère pour empêcher Ranginui, le père, de regarder son visage et pour qu’ils se souviennent qu’ils étaient bien séparés. Tane apporta la lumière au monde en plaçant les étoiles dans le ciel, le soleil à son zénith et la lune plus bas sur la tête de son père. Il construit la 1ère maison de noblesse et cela reste à ce jour le plan à partir duquel sont construites toutes les maisons. Il remplit le monde de la connaissance des dieux qu’il récupéra du sommet des cieux à la demande de Io-le-créateur lui-même. Il produisit les arbres, les oiseaux, les insectes et les poissons pour fermer et orner sa mère, la terre. Finalement, il créa le 1er humain, une femme, à l’origine de toute descendance. Le monde d’éternelle lumière était né, un monde où tous les êtres étaient proches, quel qu’ils soient. L’été et l’hiver ont lutté l’un contre l’autre à de nombreuses reprises avant que Maui-au-chignon, mi homme, mi dieu, soit offert au monde. Elevé par son ainé, Tamanui, on lui révéla les secrets de l’Univers. La parenté qui existait entre toutes les choses lui permit de prendre la forme de l’arbre, de l’oiseau, du poisson, du lézard. Seul, il a tout appris  et il retourna vers sa famille, prêt à conquérir le monde. Avec un cœur sans peur, il mis en lieu sûr la mâchoire magique du savoir de son ancêtre Murirangawhenua. Avec, il attrapa et ralentis le soleil qui filait à toute allure vers les cieux sans vraiment penser aux activités humaines. Il obtint le feu pour les hommes en forçant la dernière flamme du Gardien-des-feux, Mahuika, à pénétrer au fin fond de l’arbre. Il explora le monde spirituel pour trouver son père et avant sa mort entre les mains de la Déesse-de-la-mort, Hine-nui-te-po, il pécha ces îles sacrées. En utilisant la mâchoire sacrée comme un hameçon, Maui-le-continuel, pris son gros poisson des profondeurs de Te Moananui a Kiiwa, l’océan pacifique. Alors qu’il rendait hommage aux dieux pour lui avoir donné un cadeau si somptueux, ses 4 frères, les yeux remplis d’avidité et leur langue mensongère, s’emparèrent du poisson, munis de couteaux. Au cours de sa mort, il se déchira et fut mis en lambeaux, sous forme de ravins et de gorges, de collines et de montagnes. A ce moment là, le poisson, qui ressemblait à une raie, devint l’Ile du Nord de Nouvelle-Zélande tandis que le canoë de Maui devint l’Ile du Sud. La tête du poisson se situe au niveau de la capitale, Wellington. L’arrête de la chaine de montagnes qui descend au centre de l’île constitue sa colonne vertébrale. Ses nageoires se situent sur la côte Est et à l’Ouest, à Taranaki.  Le lac Taupo est l’estomac tandis que le cœur se trouve à Maunga Pohatu dans les Ureweras. Le Northland serait la queue de la raie. De bout en bout, du poisson jusqu’au canoë, l’on peut voir la myriade d’extrémités de cette terre autrefois vierge. Il y a des centaines d’années, quand le voyageur Kupe avec sa famille et sa femme ont débarqué sur ces îles enveloppées de mystère et de nuages, ils les nommèrent AOTEAROA, terre au long nuage blanc.

     

    Texte original de Chris Winitana, traduis de l’anglais par Max, avec l’aide du dico et d’Auré.


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  • Quelle horrible journée…

    Cette journée restera longtemps dans nos mémoires…

    Une avalanche de mauvaises circonstances…

    Un jour qui nous servira de leçon !

    Mais que s’est-il passé ? De nouveaux attentats, sur Kiwigo ?

    Non, heureusement non, Kiwigo va bien.

    Nous vous racontons :

    Il fait beau et frais ce matin là. On se réveille paisiblement après cette fameuse soirée au pub avec Johnny et Johnny, vous vous souvenez ? Après un bon petit déjà et une concertation commune sur notre prochaine destination, on lance notre compagnon de route, tranquillement. A force de jouer avec le feu, Maxime comprend rapidement après les 1ers toussotements, que Kiwigo est à sec. Il voulait connaitre plus précisément la jauge d’essence. Patatras, on sait maintenant, c’est la panne. Mais Aurélie s’empare prestement du bidon de secours donc rien de grave en soit. On décide quand même de faire demi-tour et de rejoindre la dernière station d’essence croisée. On y fait le plein et l’on repart, cela ne restera qu’un contretemps. Mais pourquoi en faire toute une histoire me direz-vous ? Car le contretemps s’est transformé en anecdote malheureuse.

    Précisions et dénouement :

    Voici le scénario complet. C’est la panne. On remplie avec le bidon. On fait demi-tour. Il doit être 10H15. A 10H36, nous faisons le plein à la station. A 10H43, nous repartons pour finir notre journée normalement et atteindre le Cap le plus au nord de NZ, vous vous souvenez ? Bon mais alors pourquoi ces horaires si précis ? Et pourquoi toute cette histoire enfin ?! Car le gouvernement néo-zélandais et plus précisément la police nous a gentiment écrit  2 mois après pour nous raconter la suite de l’histoire. Nous avons été flashé à 10H33 en route vers la station. Et le gentil con nous a à nouveau éclairé de sa lumière, au retour, à 10H45.

    12 min d’écart, même endroit, même con !

    61 et 62 km/h au lieu de 50 en sortie de ville, sur une grande route… à 59, on aurait jamais rien reçu.

    Des circonstances malheureuses, beaucoup d’inattention dû à l’événement de la panne et 2 x à l’arrivée.

    Triple leçon pour ne pas oublier :

    • Attention, notre budget pourrait en prendre un coup
    • Attention à la vitesse même si avec Kiwigi, on dépasse jamais 85
    • Il n’y a pas qu’en France que les flics sont c…

    PS : ci-joints des photos, preuves accablantes !!!


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  • En 1605 Guy Fawkes, un catholique, et ses 12 amis conspirateurs ont essayé de faire exploser le Parlement (alors que le roi James Ier se trouvait à l'intérieur), car ils étaient en désaccord avec la politique du Roi concernant les Protestants. Ils ont réussi à entreposer 36 barils de poudre dans une cave située sous le Parlement, mais avant l'ouverture du Parlement le 5 novembre, la "Conspiration des Poudres" (c'est ainsi qu'on allait l'appeler plus tard) a été découverte notamment car l’histoire raconte qu’un membre du groupe aurait envoyé une lettre anonyme à un ami pour qu’il reste éloigné du parlement ce jour là. Guy Fawkes était dans la cave et s’est donc fait arrêté, torturé et a été exécuté pour trahison. Ce soir là, des feux de joie furent allumés pour célébrer la bonne santé du roi.

    Depuis, on célèbre le 5 novembre en Angleterre (et aussi ici en NZ, puisque ce pays fait partie des pays du Common Wealth, ralliés à la couronne d’Angleterre) en brûlant des représentations de Guy Fawkes, tout en procédant souvent à des feux d'artifices. C’est une fête d’origine anticatholique qui commémore l'échec de la conspiration des poudres. Ces fêtes peuvent être des événements de grande ampleur, ouverts au public, ou des célébrations plus petites, privées, rassemblant la famille et les amis dans des propriétés privées.

    "Guy Fawkes Night" est aussi connu sous le nom de "Bonfire Night" (nuit de feu de joie) ou de "Fireworks Night" (nuit des feux d’artifice). Au cours des jours qui précèdent le 5 novembre, la tradition veut que les enfants promènent leur poupée de guy Fawkes dans les rues et demandent aux passants "a penny for the Guy". Cet argent est supposé être une contribution aux feux d'artifices. Depuis quelques années, divers objets symbolisant les malheurs de l'année sont aussi ajoutés au combustible destiné à consumer l'effigie.

    Ici nous avons tout simplement pu constater que les supermarchés en profiter pour vendre en grande quantité des feux d’artifice. Souvent les amis, les familles se retrouvent sur la plage ici, pour boire un coup, manger ensemble et faire péter ces feux. Le temps n’a pas été très clément en ce 5 Novembre, du coup on a pu observer des petits feux d’artifice durant 3-4 soirs.


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  • Pour savourer notre 1ère après-midi de repos, gracieusement offerte par la pluie, nous avons décidé d’aller à l’aquarium national du pays, qui, par chance, se situe ici à Napier.

    Afin de garder nos lecteurs les plus fidèles, nous allons tenter de rendre un aquarium plus passionnant qu’il n’y parait grâce à 2-3 petites histoires.

    Déjà nous avons commencé la visite par les… dinosaures. Quel rapport me direz-vous ? Aucun à vrai dire ! Mais saviez-vous que la Nouvelle-Zélande est un des derniers pays au monde, qui plus est en tant qu’île, à avoir prouvé la présence de ces animaux disparus (sauf à Jurassic Park, c’est bien connu). Ils n’ont identifié qu’en 1980 le 1er os de dinosaure.

    Saviez-vous également que partout dans le monde ou presque, les mammifères leur ont succédé pour « diriger » le monde. Partout, sauf ici ! On ne sait pas pourquoi mais en tout cas, ici, ce sont les oiseaux qui sont devenus les rois. Parmi ces oiseaux, il y avait le Moa, ce mélange d’autruche et d’Emeu. Malheureusement, en tant qu’oiseau non volatile, il n’a pas su s’adapter est a disparu il y a plus de 500 ans, notamment après l’arrivée des maoris et des 1ers mammifères nuisibles (rats, chiens…). Aujourd’hui, le dernier descendant de cette espèce est le Kiwi, symbole de ce pays. Nous avons pu en observer pour la 1ère fois. Ils sont gros, ont un très long bec fouineur et ceux-ci étaient tous bruns, étant des North Island Brown Kiwis. Après avoir glané plus d’infos au cours de notre périple, nous vous raconterons tout sur les gentils kiwis, mais plus tard.

    Puisque que c’était un aquarium, nous avons également vu des… lézards. Bizarre mais toujours enrichissant d’apprendre que le Tuatara est le seul et unique reptile du pays. Pas un serpent ici, que ce lézard qui a su traversé les âges.

    Mais alors, avons-nous des choses à dire sur les poissons ? Un peu… Par exemple, que la carpe Coie est classée nuisible ici. Elle se multiplie trop vite, dégrade la qualité de l’eau et prend trop le pas sur les autres espèces de poissons.

    Vous pourrez voir aussi que si Aurélie avait vécu il y a 50 millions d’années et qu’elle serait allée nager un petit coup dans l’océan, elle se serait surement faite mangée tout crue, et d’une bouchée, par le Mégalodon, un requin de plus de 12m de long au moins.

    Enfin, pour finir avec quelque chose de notre temps, les hommes, ces êtres fainéants devraient prendre exemple sur l’hippocampe ! En effet, le male a la lourde tache d’incuber les œufs dont la femelle aura su se décharger, lui passant toute la marmaille dans sa poche ventrale… A moins que ce soient les femmes les fainéantes ?!


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  • Nous voulions vous raconter un petit peu notre nouveau job et partager avec vous les efforts ressentis durant ces longues heures de labeur.

    Nous travaillons à « taste of Summer »,  (gout d’été) un verger qui vend ses produits (ou ceux achetés aux autres producteurs pour certains produits) directement dans son magasin en bord de route. Il y a de tout ici, tous les fruits sont produits (pèches, nectarines, kiwis, fraises, etc) et la plupart des légumes viennent des producteurs voisins, sauf quelques patates, tomates, etc.

    Aurélie, étant une fille fragile (et parlant bien anglais, tout en étant pas trop vilaine…), elle est assignée en grande partie au magasin. Une chouette occasion pour elle d’être en contact avec les locaux. Elle a pour mission de préparer la petite boutique avec tous les produits que nous les « vrais » travailleurs lui apportons lol. Elle est souvent dans le hangar à trier, ranger les stocks, remplir les rayons et dès qu’un client arrive, elle gère la caisse, etc. Il y a aussi le Juice Bar où elle concocte de délicieux jus de fruits, que Maxime n’a pas eu l’honneur de gouter, pfff !

    Oui car lui travaille principalement dehors. Il y a tant à faire ! Une des tâches importantes avant la cueillette, est « l’éclaircissage » des arbres, ce qui consiste à enlever une bonne moitié des fruits sur les branches afin de donner de l’espace aux restants, pour qu’ils soient plus gros, plus gouteux, plus mieux quoi !!!

    Ensuite il faudra les ramasser, mais plus tard dans l’été. On ramasse tous les 2 les fraises déjà, de bonne heure le matin et ça, mes enfants, et ben, ça vous casse un homme ! Plein le dos. Heureusement que l’on ne fait pas que cela toute la journée. Maxime doit aussi répandre du produit sur les fruits et légumes de temps en temps , pour les protéger des insectes qui sévissent ces dernières années, venus tout droit des States. Avant, Russel, le boss, ne traitait qu’une fois par an, maintenant, 20 fois peut-être.

    Soit on commence vers 6H30 ou 7H pour les fraises, ou les autres jours vers 8H ou 8H30, une demi heure avant l’ouverture du magasin. Une pause de 30 min à midi et on finit vers 17H30. Cela fait des bonnes journées, mais que voulez vous, ça coute 1 an de vacances !

    Alors nous n’avons pas beaucoup de visibilité sur les heures et les jours travaillés mais pour le moment on n’arrête pas donc bon. Parfois Maxime finit plus tôt (avant la fermeture du magasin dont s’occupe Aurélie) et se voit obligé de nettoyer intérieur et extérieur de Kiwigo, de s’occuper du linge, de faire le ménage…pfff, manquerait plus qu’il doive préparer le diner aussi ?!

    Russel est le patron de ce petit business; il court souvent à droite à gauche, a quelques lacunes de communication mais est très sympa. Il demande à ce qu’on soit performant, qu’on soit dégourdi, qu’on bosse… Il a aussi quelques employés « fixes » comme Dave, Mike ou Turi, un tout jeune qui travaille tous les weekends et les vacances ; Mike a son double, ils sont inséparables et restent toute la journée dans le verger, pauses et déjeuner compris, on ne les voit jamais… bizarre. Il y a aussi des jeunes comme nous. Même si pour le moment, la saison ne fait que débuter donc plus viendront dans les semaines à venir.

    En résumé, l’ambiance est bonne, pas extra folichonne mais petit à petit, ça va aller de mieux en mieux. Aurélie fait déjà du très bon boulot au magasin et Maxime lutte toujours autant pour comprendre tout ce qu’on lui dit… Mais les progrès devraient bientôt arriver. Le plus important est de se faire beaucoup de sous pour continuer notre trip.

    Et Kiwigo est content car il ne nous quitte presque pas, il reste là, derrière le hangar, toute la journée à attendre notre retour. Il est un peu triste car il ne sillonne plus autant les routes (mais on le promène quand même des fois) et parce qu’on le trompe avec l’espace aménagé par Russel, puisqu’on utilise la douche et la cuisine équipée. Mais il ne nous en veut pas et sait qu’il faut qu’on récolte plein de sous-sous pour continuer à l’alimenter en fuel durant nos périples.

    En tout cas, cela devrait durer au moins 2 mois mais nous ne voulons pas perdre nos fans donc nous tenterons après la douche de 17H30, le diner de 18H30 (mode anglaise que voulez vous !), la préparation du petit déjeuner et déjeuner du lendemain vers 20H, et bien nous tenterons d’alimenter notre blog d’histoires, promis, on ne vous laisse pas… jamais… vous êtes tous dans nos têtes !


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